Pression sanguine

Publié le 14 Avril 2011

Puis aller ,zut ,j'ai pas pu m'en empêcher ,je peux pas laisser ce blog comme ça pendant une semaine sur une idôlatrie (ça se dit ça ?) d'une brune ténébreusement sexy : il faut bien un peu de soleil ,de joie et de sourire et de mélodie alors voilà ,je la rererererepost mais c'est plus fort que moi :

Si t'as le blues ,le cafard ,le spleen ,le bad ,appuie sur le triangle .

 

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"Baby says if ever you see skin as fair/Or eyes as deep and as black as mine/I'll know you're lying"

Wild charms et Baby says ,mes deux préférées ...pour l'instant .

 

Alison Mosshart est fascinante .On ne dirait pas une femme ,on ne dirait pas un homme .On ne dirait pas un humain ,on ne dirait pas un animal .On ne dirait pas une timide ,on ne dirait pas une excentrique .On ne dirait pas une chanteuse ,on ne dirait pas une rockeuse .On ne dirait rien .Elle est tellement spécial et unique qu'elle ...qu'elle en arrive au paradoxe le plus total d'être tout et rien .Tout et rien .Tout et rien .All and nothing .Todo y nada .Adin ,dva ,tri Alison est là .Adin ,dva ,tri Alison repart .C'est fou .Elle passe et laisse sa trace mais n'est jamais vraiment là .Elle est surhumaine .Et presque animale parfois .Non je ne parle pas d'un côté sexuel .Non .Je parle de son ...de son côté incroyablement "effarouché" ,comme toujours un peu sur la défensive ,pas prête à mordre mais prête à fuir .Elle semble toujours un peu ailleurs ,fuyante ,effrayée .Un peu spéciale .Mais si parfaitement spéciale .

*

Instant ciné ,instant cinglé

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After Hours

 

La dernière fois ,sur Arte ,j'ai vu un truc traumatisant (dans le bon sens du terme) : After Hours de Scorcese .Martin Scorcese pardon .Un film de dingue au premier comme au second sens ,une épopée nocturne de haut vol qui t'emporte avec elle dans le New York glauque et fumant des ateliers d'artistes et des bars de nuit .Fou .Totalement fou .Vous racontez l'histoire ?Je peux le tenter mais c'est tellement compliqué que ...bon ,allez ,je me lance .On est à NY ,probablement au printemps ,la nuit n'est pas froide et la soirée s'annonce bonne : Paul ,jeune informaticien rangé en quête de fille -l'on suppose- se rend au resto après une journée pas spécialement folichonne .Là bas ,il y lit un livre (Tropic of cancer d'Henry Miller) qui attire l'attention d'une jolie blonde à la table d'en face qui entame la conversation sur ce sujet .Elle lui laisse alors son numéro .En rentrant chez lui plus tard il l'appelle et elle l'invite chez lui : ô joie ,ô extase !Mais voilà pas que sur le chemin ,dans le taxi ,son billet de 20$ s'envole et qu'il se trouve sans rien pour payer le chauffeur .Ce dernier ,énervé ,le laisse raconter son excuse qu'il prend pour un mensonge à deux balles et se casse dans un grand coup d'accélérateur .Paul débarque alors chez cette nana qui s'avère ne pas être chez elle : accueilli par une colocataire "punk" qui sculpte des statues de papier mâché ave des billets de 20$ ,il attend patiemment sa promise Marcy tout en massant cette coloc' un peu strange qui fabrique aussi des presse-papiers recommandés par Marcy elle-même .Lorsque la dîte Marcy arrive ,sa coloc' dort ,affalée sur le canapé ,et c'est à partir de là que Paul va faire une cascade de découvertes toutes plus gênantes les unes que les autres : présence abusive d'ouvrages et de crèmes sur/pour les grands brûlés dans la chambre de Marcy et révélation de cette dernière à propos de son viol par son "petit ami" il y a plusieurs années de cela .Cool .Effrayé et un peu lâche ,il se casse en courant pendant qu'elle prend sa douche et se retrouve alors ...Je m'arrête là car si je commence à TOUT vous raconter on en a jusqu'à demain tellement cette nuit va être folle pour lui .Joué en temps réel ,le film tire sa force de là et nous permet de se sentir en permanence avec le personnage qui semble toujours creuser plus profond dans l'improbabilité des évènements qui lui arrive : rencontre d'un barman solitaire à la petite amie fraîchement suicidée ,d'une serveuse nymphomane et brièvement artiste ,d'une colocataire sado-maso ,d'une marchande de glaces "infirmière ratée" ,de deux habitants d'un immeuble paranos (les mecs pas l'immeuble) ,d'une artiste esseulée dans des soirées privées d'art contemporain ,d'une troupe de punks voulant -de force- lui faire "la coupe iroquoise" , ...Et la liste est longue .Ce film est incroyable ,haletant ,stressant ,fou ,improbable et drôle ."Excentrique" serait peut-être le mot mais je n'ose me risquer .Paul semble être le dernier être sain d'esprit de New York et s'enfonce de plus en plus dans sa poisse .Une vision de l'enfer ?De la nuit new yorkaise ?Des freaks ?De la force du hasard ?L'on ne sait pas mais ce qui rend ce film encore plus fascinant c'est qu'individuellement chaque "aventure" est possible et que ce n'est que l'accumulation de toutes qui en fait un "night road movie" de taré .Alors ,on sort ce soir ?

 

Allez ,demain je pars en Espagne pour une semaine et je vais vous laisser tranquille .See you !

Rédigé par Clémence

Publié dans #Cinéma

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loo 18/04/2011 21:35


Alison Mosshart (avec the kills) est tout simplement rock. Merci Jamie.
Alison Mosshart (avec the dead weather), est américaine. Bof (beauf).


moonlight drive 15/04/2011 15:04


Alison Mosshart est une véritable source d'inspiration pour moi aussi ! Je la trouve vraiment fascinante ! I love her quoi ;-)