I'll always be a step behind him

Publié le 26 Avril 2011

Instant cinéma ,instant falbala

 

Mr Nice 

 

Avant-hier je suis allée voir ce film que je voulais voir depuis ...avant sa sortie tellement les acteurs et l'histoire me branchaient .Alors je vous préviens tout de suite (STOP !) : non non je n'ai pas basculé du côté obscur de l'ado faussement rebelle genre "han la drogue c'est trop bien" .Non .Non .Non .Même si OUI l'histoire m'intéressait ce n'est pas forcément le côté "je deale et je suis riche" qui m'a premièrement attiré ,soyons d'accord .D'abord l'époque me branchait (60-70) ,le personnage (s'il y a Rhys Ifans je meurs d'amour) ,le contexte (dealer "sympathique" même si après on se fait l'opinion qu'on veut sur cette prétendue "sympathie" hein) et pas mafia flippante et méchante qui tue des gens panpan , ...L'ambiance ,les vêtements avaient l'air cool et oui je fais partie de ces gens qui peuvent aller voir un film pour les fringues .Ouhais ouhais c'est stupide et superficiel ,je sais ,ça va .Bon bref ,le film donc .Le film est génial ,vraiment bon ,trop puissant et te laisse de bonne humeur et cette humeur là est trop "frèèèèèèèèche" (faute d'orthographe constructive visant à bien retranscrire l'accent parisien branché Vanessa Bruno inclus) .Dernier conseil avant de démarrer la "critique" : ne regardez pas la bande d'annonce ,elle ne montre pas bien le film ,elle en donneune idée fausse .

Donc on va y arriver ,nous allons démarrer ,no soucaï .Howard Marks est un gallois qui doit jouer au rugby mais n'aime pas ça .Il se prend des coups sur la gueule parce que c'est le meilleur de la classe et qu'il n'est pas vraiment grande gueule ou "populaire " .Il vit dans un milieu ouvrier un peu gris qui n'en revient pas quand il est sollicité pour Oxford et qui va l'annoncer à toute la rue quand il est bel et bien accepté à Oxford University où il converse avec un jeune homme -venant d'Eton- ne comprenant pas le nom de son école ,probablement aussi réputée que ta maternelle de quartier .Puis arrivant dans sa chambre d'Oxford luxueuse où -abasourdi- on lui offre les services d'un domestique (il n'a jamais été "servi" comme il le dit) ,Howard se voit contraint d'ouvrir la fenêtre à une jolie fille en pleine nuit .Pourquoi ?Aussi innocent que la Vierge Marie il ne comprend pas qu'elle cherche à rejoindre "illégalement" la chambre du probable "bien-aimé" (la visite des membres de la gente féminine sont interdites "après le dîner") .Il lui ouvre et ,intrigué , la suit .Ouverture de la porte ...nuage de fumée .Rapidement intégré à ce groupe conversant et fumant autre chose que du tabac ,il goûte sa première taffe et même sa première bouffée de quelque fumée soit elle .On comprend vite que quelques mois plus tard Howard est un véritable "lover" consommateur régulier de marijuana qui a changé son look et ses fréquentations au milieu d'une chambre genre harem indien à Jodhpur .Pourquoi je prend le temps de vous raconter tout ça en détail ?Car dans la bande d'annonce cela n'apparaît AUCUNEMENT et c'est pourtant TRES important : c'est ça qui rend le film encore plus fou .De savoir d'où vient Howard et où il arrive : du bon élève solitaire au dealer hyper recherché et sexualisé .Donc reprenons l'histoire : lui et sa copine sortent d'Oxford avec un prestige certain mais pas de job .Deux postes de professeurs "mal payés" se présentent et ils arrêtent la fumette parce que maintenant "c'est du sérieux" .Autrement dit ,Howard n'est pas vraiment du genre mauvaise volonté .Jusqu'à un soir de fête où Howard rencontre Judy jouant au go et lui proposant un joint et -surtout -où il découvre la superbe maison de son pote dealer .Cette belle maison .Cette riche maison .Cette joyeuse maison .Howard galère pour le fric et son pote lui explique à quel point la drogue est rentable et enfantine à faire passer .Alors forcément ...Je vous laisse deviner la suite et ce qui en découlera : grande histoire d'amour avec Judy (Chloë Sevigny) ,enfants à gogo (4 !) ,ascension sociale fulgurante ,trafic pakistanais et vie ...comment dire ?"sulfureuse" et palpitante .Alors pourquoi cette histoire de trafiquant de drogue est elle si cool ?Parce qu'elle est colorée ,musicale (musique géniale) ,bien filmée (belle photo) ,légère et grave à la fois : ce n'est pas tout blanc tout noir ,on ne dit pas que la drogue c'est mal ou que c'est bien .Le "nordle" c'est le "nordle" et voilà tout .Mention spéciale aux acteurs tous plus excellents les uns que les autres ,que se soit le déjanté anti-IRA ,le comptable véreux ou Rhys Ifans lui même ,génial ,comme toujours .

  *

[bb16.jpg]

Carl-Barat-1_620

[bb07.jpg]

[france_gall_20016553.jpg]

Elizabeth Taylor on the set of Giant, 1955<BR>

mysterious-eyes: Brigitte Bardot iloveher

Rock Hudson and Elizabeth Taylor “Giant” set Marfa, Texas 1955 Via notarobotbutaghost

JAMES DEAN

Call me back - The Strokes / Diplomat' son - Vampire Weekend / I think you're a contra - Vampire Weekend

 

J'adore les accents de vieux crooners "jazz d'après guerre" un peu ringards que peut prendre la voix de Carl Barât .C'est drôle et irrésistible en même temps ."Irrésistible" ?J'ai employé ce mot de pub de chocolat ?Oh mon Dieu ...

D'1min44 à 2min08 : If you still love me/By morning/Oh you’ll find me waiting in the garden/By the cherry blossom tree/Bring tin cups of wine and cigarettes/Come to me in pirouettes/My darling ,save all your love for me .

Rédigé par Clémence

Commenter cet article

loo 27/04/2011 12:17


Nom more Mr Nice Guy. Lo more Mr Clean.They say he's sick, he's obscene